Un peu d'Histoire

Etymologie

Chaumont-le-Bois (Camedonensis au 12e siècle) évoquerait un mont couvert de chaumes à proximité d'un massif forestier. Les chaumes désignant un lieu non cultivé, laissé en friche. Certains auteurs y ont vu une  "citadelle du chemin" mais il s'agit, selon le linguiste Gérard Taverdet d'une interprétation erronée.

blason chaumont le bois

Le blason communal

"D'azur à trois feuilles de chêne d'or", ce blason était, avant la Révolution, celui de la famille Du Ban de la Feuillée qui possédait la seigneurie de Chaumont-le-Bois.

 

Au fils des siècles

La tradition orale situe le village primitif sur la hauteur autour de l'ancienne église. Le cimetière reste le dernier témoin de cette implantation.

 

Au moyen-âge, le village relevait du duché de Bourgogne et du diocèse de Langres.

Le seigneur de Chaumont-le-Bois était vassal du seigneur de Saffres. Se sont succédés les familles de Saigny, de Broindon, de Montigny, de Foissy, Jacquot, Du Ban de la Feuillée et Le Bascle d'Argenteuil.

 

A partir du 15ème siècle, on trouve mention d'une maison forte. A proximité, se trouvait un verger, un four banal, un pressoir et une maison appelée la cave. Le fief comportait également la tour Burot et la tour de Venarey (Vannaire?).

Du point de vue religieux, Chaumont-le-Bois était le siège d'une cure fondée par l'abbaye de Moutiers St Jean. Avant la Révolution, elle desservait Obtrée et Vannaire qui n'avaient pas d'église. A cette époque, le cimetière, l'état civil mais aussi l'école étaient communs aux 3 villages.

L'église st Martin fut reconstruite au bas du village en 1787.

Les religieux de l'abbaye Notre Dame de Châtillon possédaient également de nombreuses terres et vignes à Chaumont-le-Bois.

En 1867, les Soeurs de la Providence de Vitteaux installèrent une école.

Le village a connu dans les siècles passés une vocation essentiellement viticole.
En 1763, on ne dénombrait que deux laboureurs, les autres habitants étaient tous vignerons.

Au début du 19e siècle, on recensait 170 hectares de vignes. Mais la crise du phylloxera (à partir de 1890), le mildiou et les aléas climatiques provoquèrent le déclin du vignoble et l'exode de la population.

La guerre de 1914/1918 fit huit victimes parmi les jeunes hommes du village.

Durant la seconde guerre mondiale, le massif forestier entre Chaumont-le-Bois, Grancey et Mussy abrita l'important maquis Montcalm avec un millier de résistants. Il échappa de justesse à l'attaque de l'armée allemande le 2 août 1944 et participa à la libération de la vallée de la Seine.

 

Quelques repères:

1806 : 450 habitants           1924 : Installation du téléphone
1906 : 188 habitants           1925 : Électricité
2006 :  88 habitants           1968 : Eau courante
              1975 : Tout à l'égout

 

Voir aussi: les maires depuis la Révolution

 

Pour en savoir plus...

 
- Monographie de Chaumont-le-Bois, Charles Breton instituteur, 1888, Ed. Les Amis du Châtillonnais
- Le patois de Chaumont-le-Bois, Mireille Fougeu, 1960, Ed. Les Amis du Châtillonnais
- L'indicateur Châtillonnais de 1889, 1893, 1897,1900, 1906
- Les maisons fortes en Bourgogne du nord, Hervé Mouillebouche, ed. Universitaires de Dijon 2002
- Les combats des 2 et 3 aout 1944 au maquis de Mussy-Grancey, G. Bernet